Renaud — paroles de Oscar
La page contient les paroles de la chanson « Oscar » de Renaud.
Paroles
Y v’nait du pays ou habite la pluie
O quand y’a du soleil c’est un mauvais prsage
C’est qui va pleuvoir c’est qui va faire gris
Il tait chtimi jusqu’au bout des nuages
L’a connu l’cole que jusqu' treize ans
Aprs c’est la mine qui lui a fait la peau
Vingt au charbon c’est un peu minant
Pour goter d (l'usine y s’est fait parigot
Dans son bleu d’travail y m’faisait rver
Faut dire qu’j’tais jeune j’savais pas encore
J’pensais que l’turbin c’tait un bienfait
Bienfait pour ma gueule surtout c’est la mort
L’avait fait 36 le Front Populaire
Pi deux ou trois guerres pi mai 68
Li avait la haine pour les militaires
J’te raconte mme c’qui pensait des flics
Il tait marxiste tendace Pif le chien
Syndiqu mort inscrit au parti
Nous traitait d’fainant moi et mes frangins
Parc’qu’on tait anars tendance patchouli
Il tait balaise fort comme un grand frre
Les paules plus larges que sa tte de lit
Moi qui suis muscl comme un serpillire
Ben de c’cot l j (tiens pas beaucoup d’lui
L’avait sur l’bras gauche un super tatouage
Avec un croissant d’lune et une fleur coupe
La couleur s’tait barre avec l’age
Il avait l’bleu ple d’un jean d lav
Quand j’allais chez lui des foi d’temps en temps
J’lui roulait ses clopes avec son tabac gris
Pi j’restais des heures avec des yeux tout grands
A l’couter m’baratiner sa vie
Vers soixante-cinq ans on lui a dit bonhomme
T’as assez boss repose-toi enfin
L’a quittt Paname et la Rue d’Charonne
Pour une p’tite baraque avec un bout d’jardin
L’a us ses reins a cass la terre
Pour planter trois pauv' salades trois carottes
Y r’grettait ses potes du boul’vard Voltaire
Le bistrot l’apro et les parties d’belote
Il est pas parti comme disent les potes
Y s’est pas envol comme disent les curs
Un matin d’dcembre d’un cancer tout bte
L’a cass sa pipe il a calanch
Y v’nait du pays o habite la pluie
O quand y a du soleil c’est un mauvais prsage
C’est qui va pleuvoir c’est aui va faire gris
Il tait chtimi jusqu’au bout des nuages
Il tait chtimi jusqu’au bout des nuages