Joan Manuel Serrat — Paroles et traduction des paroles de la chanson Por las Paredes (Mil Años Hace...)

La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Por las Paredes (Mil Años Hace...) » de Joan Manuel Serrat.

Paroles

Mil años hace que el sol pasa
reconociendo en cada casa
el hijo que acaba de nacer,
que el monte dibuja perfiles
suaves, de pecho de mujer,
que las flores nacen discretas
y las bestias y la luz también.
Mil años para nuestro bien.
En cada valle una gente
y cada cala esconde
vientos diferentes.
Mil años, que el hombre y la guerra
dieron lengua y nombre a la tierra
y al pueblo que rindió a sus pies,
la plata del olivo griego,
la llama persa del ciprés.
Y el musulmán lo perdió todo,
la casa, el sueño y la heredad
en nombre de la cristiandad.
Íberos y romanos,
fenicios y godos,
moros y cristianos.
En paz descansen esplendores
de amor cortés y trovadores.
Dueños del camino del mar,
no había pez que se atreviese
a transitarlo sin llevar
las cuatro barras en el lomo.
Descansa en paz, ancestral grey
vendida por tu propio rey.
De mártires y traidores
enlutaron tus campos
los inquisidores.
Mil años hace que el sol pasa
pariendo esa curiosa raza
que con su llanto hace un panal.
Y de su sangre y su derrota,
día de fiesta nacional.
Que con la fe del peregrino
jamás dejó de caminar,
de trabajar y de pensar.
Empecinado,
busca lo sublime
en lo cotidiano.
Mil años hace y unas horas
que con manos trabajadoras
se amasa un pueblo de aluvión.
Con sangre murciana y de Almería
se edificó una exposición.
Ferroviarios, labradores,
dulces criadas de Aragón,
caricias de este corazón.
Y lágrimas oscuras
de los andaluces.
Y la dictadura…
Patria pequeña y fronteriza,
mil leches hay en tus cenizas,
pero un soplo de libertad
revuelve el monte, el campesino,
el marinero y la ciudad.
Que la ignorancia no te niegue,
que no trafique el mercader
con lo que un pueblo quiere ser.
Lo están gritando
siempre que pueden,
lo andan pintando
por las paredes…

Traduction des paroles

Il y a mille ans le soleil est passé
reconnaître dans chaque foyer
l'enfant qui vient de naître,
que la monture dessine des profils
soft, femme poitrine,
que les fleurs naissent discrètes
et les bêtes, et la lumière aussi.
Un millier d'années, pour notre propre bien.
Dans chaque vallée un peuple
et chaque crique se cache
vents.
Mille ans, cet homme et la guerre
ils ont donné la langue et le nom à la Terre
et les gens qui se sont rendus à ses pieds,
l'Argent de la grèce, olivier,
la flamme persane du cyprès.
Et le musulman a tout perdu,
la maison, le rêve et l'héritage
au nom du Christianisme.
Les ibères et les Romains,
Phéniciens et goths,
les maures et les Chrétiens.
En paix repos splendeurs
d'amour courtois et de troubadours.
Propriétaires de la voie maritime,
il n'y avait pas de poisson qui osait
pour passer sans porter
tous les quatre barres sur le dos.
Repose en paix, ancestrale gris
vendu par votre propre roi.
Des martyrs et des traîtres
ils ont pleuré vos champs
inquisiteur.
Il y a mille ans le soleil est passé
donner naissance à cette race curieuse
qu'avec ses pleurs fait un nid d'abeille.
Et son sang et sa défaite,
la fête nationale.
Qu'avec la foi du pèlerin
il n'a jamais cessé de marche,
de travailler et de penser.
Pincer,
cherchez le sublime
dans le quotidien.
Il y a mille ans et quelques heures
avec des mains qui travaillent dur
une inondation de la ville est en ruine.
Avec le sang de Murcie et D'Almeria
une exposition a été construite.
Travailleurs des chemins de fer, les Labradors, les,
douces demoiselles d'Aragon,
les caresses de ce cœur.
Et des larmes sombres
à partir de la Andalucians.
Et la dictature…
Petite et frontalière patrie,
mille laits sont dans tes cendres,
mais un souffle de liberté
remuez la montagne, le paysan,
le marin et la ville.
Que l'ignorance ne vous renie pas,
ne pas échanger le marchand
avec ce que la ville veut être.
Ils sont à lui crier.
dès qu'ils le peuvent,
ils sont à la peinture.
par les murs…