Joan Manuel Serrat — Paroles et traduction des paroles de la chanson Cantares/Y Nos Dieron Las Diez

La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Cantares/Y Nos Dieron Las Diez » de Joan Manuel Serrat.

Paroles

Todo pasa y todo queda
pero lo nuestro es pasar
pasar haciendo caminos
caminos sobre la mar
Nunca perseguí la gloria
ni dejar en la memoria
de los hombres mi canción
yo amo los mundos sutiles
ingrávidos y gentiles
como pompas de jabón
Me gusta verlos pintarse
de sol y grana, volar
bajo el cielo azul, temblar
súbitamente y quebrarse…
Nunca perseguí la gloria.
Caminante, son tus huellas
el camino y nada más
caminante, no hay camino,
se hace camino al andar.
Al andar se hace camino
y al volver la vista atrás
se ve la senda que nunca
se ha de volver a pisar.
Caminante no hay camino
sino estelas en la mar…
Hace algún tiempo en ese lugar
donde hoy los bosques se visten de espinos
se oyó la voz de un poeta gritar:
«Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…»
Golpe a golpe, verso a verso…
Murió el poeta lejos del hogar.
Le cubre el polvo de un país vecino.
Al alejarse, le vieron llorar.
«Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…»
Golpe a golpe, verso a verso…
Cuando el jilguero no puede cantar.
Cuando el poeta es un peregrino,
cuando de nada nos sirve rezar.
«Caminante no hay camino,
se hace camino al andar…»
Golpe a golpe, verso a verso
Golpe a golpe, verso a verso
Nos dijimos adiós, ojalá que volvamos a vernos,
el verano acabó, el otoño duró lo que tarda en volver el invierno.
Y a tu pueblo el azar, otra vez, el verano siguiente
me llevó y al final del concierto me puse a buscar tu cara entre la gente
y no hallé quien de ti me dijera ni media palabra
parecía como si nos quisiera gastar el destino una broma macabra.
No había nadie detrás de la barra del otro verano
y en lugar de tu bar, me encontré una sucursal del banco hispanoamericano,
tu memoria vengué, a pedradas contra los cristales,
sé que no lo soñé, protestaba mientras me esposaban los municipales
en mi declaración alegué que llevaba tres copas
y empecé esta canción en el cuarto donde aquella vez te quitaba la ropa
Y nos dieron las diez y las once,
las doce y la una, y las dos y las tres
y desnudos al anochecer nos encontró la luna
Y nos dieron las diez y las once,
las doce y la una, y las dos y las tres
y desnudos al anochecer nos encontró la luna

Traduction des paroles

Tout passe et tout reste
mais notre truc, c'est passer
passer en faisant des chemins
des routes sur la mer
Je n'ai jamais poursuivi la gloire
ni laisser dans la mémoire
des hommes ma chanson
J'aime les mondes subtils
léger et doux
comme des bulles de savon
J'aime les voir se peignent
de soleil et de sable, à la mouche
sous le ciel bleu, tremblez
soudain, et de briser…
Je n'ai jamais poursuivi la gloire.
Walker, ce sont tes traces
la route et rien d'autre
marcheur, il n'y a aucun moyen,
il fait son chemin en marchant.
Marcher fait son chemin
et quand vous regardez en arrière
vous voyez le chemin qui jamais
vous avez à marcher sur elle à nouveau.
Randonneur il n'y a pas moyen
mais stèles dans la mer…
Il y a quelque temps à cet endroit
où aujourd'hui les forêts sont habillées d'épines
La voix d'un poète a été entendue crier:
"Marcheur il n'y a aucun moyen,
il fait son chemin en marchant…»
Au coup par coup, verset par verset…
Le poète est mort loin de la maison.
Il couvre la poussière d'un pays voisin.
Comme il a marché, il a été vu en train de pleurer.
"Marcheur il n'y a aucun moyen,
il fait son chemin en marchant…»
Au coup par coup, verset par verset…
Quand le chardonneret ne peut pas chanter.
Quand le poète est un pèlerin,
quand il n'y a aucune utilisation dans la prière.
"Marcheur il n'y a aucun moyen,
il fait son chemin en marchant…»
Au coup par coup, verset par verset
Au coup par coup, verset par verset
Nous avons dit au revoir, j'espère que nous allons voir les uns les autres,
l'été est terminé, l'automne dure ce qu'il faut pour retourner l'hiver.
Et à vos gens au hasard, encore une fois, l'été suivant
il m'a emmené et à la fin du concert j'ai commencé à chercher ton visage parmi les gens
et je n'ai trouvé aucun d'entre vous pour me dire un mot
il semblait qu'il voulait que nous passions le destin une blague macabre.
Il n'y avait personne derrière le bar l'autre été
et au lieu de votre bar, j'ai trouvé une succursale de la banque hispano-américaine,
votre mémoire j'ai vengé, lapidé contre les cristaux,
Je sais que je n'ai pas rêver. Je manifestais alors que j'étais menotté par la mairie.