Francis Lemarque — paroles de Comme un p'tit coquelicot

La page contient les paroles de la chanson « Comme un p'tit coquelicot » de Francis Lemarque.

Paroles

Le myosotis, et puis la rose,
Ce sont des fleurs qui dis’nt quèqu' chose !
Mais pour aimer les coqu’licots
Et n’aimer qu'ça… faut être idiot !
T’as p’t'êtr' raison ! seul’ment voilà:
Quand j’t’aurai dit, tu comprendras !
La premièr' fois que je l’ai vue,
Elle dormait, à moitié nue
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu d’un champ de blé.
Et sous le corsag' blanc,
Là où battait son c ur,
Le soleil, gentiment,
Faisait vivre une fleur:
Comme un p’tit coqu’licot, mon âme !
Comme un p’tit coqu’licot.
C’est très curieux comm' tes yeux brillent
En te rapp’lant la jolie fille !
Ils brill’nt si fort qu’c’est un peu trop
Pour expliquer… les coqu’licots !
T’as p’t'êtr' raison ! seul’ment voilà
Quand je l’ai prise dans mes bras,
Elle m’a donné son beau sourire,
Et puis après, sans rien nous dire,
Dans la lumière de l'été
On s’est aimé ! … on s’est aimé !
Et j’ai tant appuyé
Mes lèvres sur son c ur,
Qu'à la plac' du baiser
Y avait comm' une fleur:
Comme un p’tit coqu’licot, mon âme !
Comme un p’tit coqu’licot.
Ça n’est rien d’autr' qu’un’aventure
Ta p’tit' histoire, et je te jure
Qu’ell' ne mérit' pas un sanglot
Ni cett' passion… des coqu’licots !
Attends la fin ! tu comprendras:
Un autr' l’aimait qu’ell' n’aimait pas !
Et le lend’main, quand j’lai revue,
Elle dormait, à moitié nue,
Dans la lumière de l'été
Au beau milieu du champ de blé.
Mais, sur le corsag' blanc,
Juste à la plac' du c ur,
Y avait trois goutt’s de sang
Qui faisaient comm' un' fleur:
Comm' un p’tit coqu’licot, mon âme !
Un tout p’tit coqu’licot.
(Merci à Papylain pour cettes paroles)