Vanessa Daou — Paroles et traduction des paroles de la chanson Alcestis on the Poetry Circuit
La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Alcestis on the Poetry Circuit » de Vanessa Daou.
Paroles
The best slave
Does not need to be beaten
She beats herself
Not with a leather whip
Or with stick or twigs
Not with a blackjack
Or a billyclub
But with the fine whip
Of her own tongue
& the subtle beating
Of her mind
Against her mind
For who can hate her half so well
As she hates herself?
& who can match the finesse
Of her self-abuse?
Years of training
Are required for this
Twenty years
Of subtle self-indulgence
Self-denial;
Until the subject
Thinks herself a queen
& yet a beggar —
Both at the same time
She must doubt herself
In everything but love
She must choose passionately
& badly
She must feel lost as a dog
Without her master
She must refer all moral questions
To her mirror
She must fall in love with a cossack
Or a poet
She must never go out of the house
Unless veiled in paint
She must wear tight shoes
So she always remembers her bondage
She must never forget
She is rooted in the ground
Though she is quick to learn
& admittedly clever
Her natural doubt of herself
Should make her so weak
That she dabbles brilliantly
In half a dozen talents
& thus embellishes
But does not change
Our life
If she’s an artist
& comes close to genius
The very fact of her gift
Should cause her such pain
That she will take her own life
Rather than best us
& after she dies, we will cry
& make her a saint
Traduction des paroles
Le meilleur esclave
N'a pas besoin d'être battu
Elle se bat elle-même
Pas avec un fouet en cuir
Ou avec un bâton ou des brindilles
Pas avec un blackjack
Ou dit browning
Mais avec le bon fouet
De sa propre langue
& le battement subtil
De son esprit
À l'encontre de son esprit
Car qui peut la détester à moitié si bien
Comme elle déteste elle-même?
et qui peut correspondre à la finesse
De son auto-abus?
Des années de formation
Sont nécessaires pour cela
Vingt ans
De subtile auto-indulgence
Le déni de soi;
Jusqu'à ce que le sujet
Pense elle-même une reine
et pourtant un mendiant —
Les deux en même temps
Elle doit douter d'elle-même
En tout sauf l'amour
Elle doit choisir avec passion
& mal
Elle doit se sentir perdue comme un chien
Sans son maître
Elle doit renvoyer toutes les questions morales
À son miroir
Elle doit tomber amoureuse d'un Cosaque
Ou d'un poète
Elle ne doit jamais sortir de la maison
Sauf voilée dans la peinture
Elle doit porter des chaussures serrées
Alors elle se souvient toujours de sa servitude
Elle ne doit jamais oublier
Elle est enracinée dans le sol
Bien qu'elle soit rapide à apprendre
& certes intelligent
Elle doute d'elle-même
Ça devrait la rendre si faible
Qu'elle barbote brillamment
Dans une demi douzaine de talents
& embellit ainsi
Mais ne change pas
Notre vie
Si c'est une artiste
& se rapproche du génie
Le fait même de son cadeau
Devrait lui causer une telle douleur
Qu'elle prendra sa propre vie
Plutôt que de mieux nous
et après elle meurt, nous allons pleurer
et de faire de lui un saint