Tango Argentino — Paroles et traduction des paroles de la chanson El Choclo
La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « El Choclo » de Tango Argentino.
Paroles
Con este tango que es burlón y compadrito
Se ató dos alas la ambición de mi suburbio
Con este tango nació el tango, y como un grito
Salió del sórdido barrial buscando el cielo
Conjuro extraño de un amor hecho cadencia
Que abrió caminos sin más ley que la esperanza
Mezcla de rabia, de dolor, de fe, de ausencia
Llorando en la inocencia de un ritmo juguetón
Por tu milagro de notas agoreras
Nacieron, sin pensarlo, las paisas y las grelas
Luna de charcos, canyengue en las caderas
Y un ansia fiera en la manera de querer
Al evocarte, tango querido
Siento que tiemblan las baldosas de un bailongo
Y oigo el rezongo de mi pasado
Hoy, que no tengo más a mi madre
Siento que llega en punta 'e pie para besarme
Cuando tu canto nace al son de un bandoneón
Carancanfunfa se hizo al mar con tu bandera
Y en un pernó mezcló a París con Puente Alsina
Triste compadre del gavión y de la mina
Y hasta comadre del bacán y la pebeta
Por vos shusheta, cana, reo y mishiadura
Se hicieron voces al nacer con tu destino
¡Misa de faldas, querosén, tajo y cuchillo
Que ardió en los conventillos y ardió en mi corazón
Traduction des paroles
Avec ce tango qui est moqueur et compadrito
Attaché deux ailes l'ambition de ma banlieue
Avec cette tango le tango est né, et comme un cri
Il est sorti du quartier sordide à la recherche du ciel
Étrange sort d'un amour fait cadence
Qui a ouvert des chemins sans plus de loi que d'espoir
Mélange de colère, de douleur, de foi, d'absence
Pleurer dans l'innocence d'un rythme ludique
Pour votre miracle des notes agoreras
Ils sont nés, sans réfléchir, les paisas et les grelas
Lune de flaque d'eau, canyengue sur les hanches
Et un désir féroce de vouloir
En vous évoquant, cher tango
Je sens les carreaux d'un bailongo trembler
Et j'entends le rugissement de mon passé
Aujourd'hui, je n'ai plus ma mère
Je pense qu'il est sur la pointe des pieds pour m'embrasser.
Quand votre chanson est née au son d'un bandonéon
Carancanfunfa est allé en mer avec votre drapeau
Et dans un pernó mélangé Paris avec le Pont Alsina
Triste compadre du Gabion et de la mine
Et même belette du bacan et de la pebeta
Pour vous shusheta, cana, reo et mishiadura
Des voix ont été faites à la naissance avec votre destin
Masse de jupes, kérosène, coupe et couteau
Qui a brûlé dans les décapotables et brûlé dans mon cœur