La Ruda Salska — paroles de La comédie à la Française
La page contient les paroles de la chanson « La comédie à la Française » de La Ruda Salska.
Paroles
L’esprit commande … L’esprit commande … Et ce parti pris fait qu’on ne
peut se comprendre !
A l’instar des «pin-up» aux saphirs et diamants, tu me nargues en nos
calendriers. Tu n’as d’yeux que pour tes stars du «Dieu cinémascope»,
je me targue de te les faire oublier…
A l’instar des «pick-up» aux saphirs et diamants, tu me dis que mon «disque est rayé» … Que je ne suis qu’un ringard, une parodie d' «Elvis»
pour guitare une raquette de tennis…
… Mais ce «n'est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule» !
«La moutarde me monte au nez» car non tu n’est pas la seule à aimer le «ciné» !
Ne pleure pas la bouche pleine" ! Je ne suis qu’un passionné des «Galettes de Pont-Aven» et de la comédie à «la française» de soixante-dix à
soixante-treize ! Toi tu as «la folie des grandeurs», tu renies mon cinéma
d’auteur… Ô Blasphème …
A l'évidence, ma chère ! A l'évidence, je t’emmerde ! Dans les deux sens du
terme, pour moi la haine, pour toi l’ennui de ma vie de bohème…
«Comment réussir quand on est con et pleurnichard ?» gémit ta mère.
A mon égard, elle est virtuose … «Elle boit pas, elle fume pas,
elle drague pas mais elle cause…» ! Oh «Laisse aller ! C’est une valse…»
«La situation est grave… Pas désespérée…», tu me prends pour un «cave»
mais admets qu’on a bien retrouvé «la septième compagnie» ! On pourrait se
retrouver nous aussi…
… Mais pour toi je suis «l'incorrigible», «le distrait» jamais «le magnifique»
! Tu me vois le reflet de mes films… Suranné, mauvais et pathétique…
Ô Blasphème …
En l’occurence, ma chère ! En l’occurence, je t’emmerde ! Dans les deux sens du
terme, pour toi l’ennui, pour moi la flemme de te dire en poème…
Que «je te quitte !» … Que «tu peux rentrer chez ta mère !»…
Qui sera «pliée en deux» quand elle saura qu’on ne sera pas «les mariés de
l’An II»…
J’arrête la comédie ! Ne te déplaise… Je n’aime que la comédie «à la française» ! J’arrête la comédie ! Ne te déplaise… Pas celle de «soixante-dix à soixante-treize» !
L’esprit commande ! Et ce parti pris fait qu’on ne pouvait se comprendre !