Ефрем Амирамов — Paroles et traduction des paroles de la chanson Тюрьма

La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Тюрьма » de Ефрем Амирамов.

Paroles

Меняет жизнь людей из века в век.
Всё лучшее гниёт в них изнутри.
А это пишет вам не человек,
А заключённый камеры два — три.
Меня от мира прячут сто дверей,
Скрывает небо трёх решёток сталь,
Вы в зоопарке видели зверей,
У нас одна судьба, одна печаль.
Давно забыл о нас свободный свет,
Который всем тюрьму соорудил…
На все вопросы слышишь только «нет»…
Любой ответ, другой уже забыл.
Электролампы негасимый свет
В душе страдальцев не рассеет мрак,
И каждый день я слышу, словно бред:
«Братва, найдите хоть чуть-чуть табак»…
Нет табака… и ты прогулку ждёшь,
Чтоб жадным взглядом подметать углы,
Где ты случайно, может быть, найдёшь
Чужой окурок с каплями слюны.
Под лязг запоров, открывают дверь…
Прогулка… Ах, какая благодать!
Но даже если болен ты теперь,
Начальник всё же заставляет встать.
По коридорам гулким нас ведут
Два пса: пёс — человек и пёс цепной…
Отстанешь, то облают, загрызут…
У нас же руки, как свобода за спиной.
Вот ты отстал и ощутил толчок,
Ты к этому привык и перенёс,
Но всё равно успел поднять «бычок»,
Что вышвырнул плевком туберкулёз.
Да, полчаса прогулки впереди.
Но только больно на небо смотреть…
Три шага слева, справа, позади,
А сверху небо всё в стальную сеть…
Желательно не говорить, не петь…
Но песня вырывается сама
Под вопли «мусоров» и их угроз…
И видят все, как рушится тюрьма
От человечьих, детских, женских слёз…
Прогулки, дворик снова нем и пуст,
И двери камер снова на засов,
И нары туже впитывают грусть
Под мерный стон охрипших голосов.
Одна еда, одна беда на всех…
Как прыщ, расцвёл гомосексуализм…
И лишь одно здесь вызывает смех:
Когда мы говорим про гуманизм…
Давай поговорим про гуманизм…

Traduction des paroles

Change la vie des gens d'un siècle à l'autre.
Tout le meilleur pourrit en eux de l'intérieur.
Et ce n'est pas une personne qui vous écrit,
Et le prisonnier a deux ou trois cellules.
Cent portes me cachent du monde,
Cache le ciel de trois grilles en acier,
Vous avez vu des animaux au zoo,
Nous avons un destin, une tristesse.
Il y a longtemps que nous avons oublié la lumière libre,
Qui a construit toute la prison…
Toutes les questions que vous entendez seulement " non»…
Toute réponse, l'autre a déjà oublié.
Lampes électroluminescentes
Dans l'âme des victimes ne dissipera pas l'obscurité,
Et chaque jour, j'entends comme un délire:
"Frère, trouvez un peu de tabac»…
Pas de tabac... et tu attends une promenade,
Pour balayer les coins avec un regard avide,
Où tu trouveras peut-être par hasard
Le mégot de quelqu'un d'autre avec des gouttes de salive.
Sous le cliquetis de la constipation, ouvrir la porte…
Une promenade ... ah, quelle grâce!
Mais même si tu es malade maintenant,
Le patron le fait quand même se lever.
Dans les couloirs, les bourdonnements nous mènent
Deux chiens: chien-homme et chien de la chaîne…
Lâchez-vous, ils vont vous lécher, vous ronger…
Nous avons les mêmes mains que la liberté derrière le dos.
Vous avez pris du retard et senti la poussée,
Tu es habitué à ça et tu l'as enduré,
Mais encore réussi à soulever le " Taureau»,
Ce qui a jeté la tuberculose à cracher.
Oui, une demi-heure de marche avant.
Mais ça fait mal de regarder le ciel…
Trois pas à gauche, à droite, derrière,
Et d'en haut, le ciel est tout dans un filet d'acier…
Il est conseillé de ne pas parler, ne pas chanter…
Mais la chanson sort d'elle-même
Sous les cris des "ordures" et de leurs menaces…
Et tout le monde voit la prison s'effondrer
Des larmes humaines, enfantines, féminines…
Les promenades, la cour est à nouveau vide,
Et les portes des caméras à nouveau sur le pêne dormant,
Et les couchettes absorbent la tristesse
Sous le gémissement mesuré des voix enrouées.
Un repas, un problème du tout…
Comme un bouton, l'homosexualité a fleuri…
Et une seule chose ici fait rire:
Quand on parle d'humanisme…
Parlons de l'humanisme.…