David Rovics — Paroles et traduction des paroles de la chanson Guanajuato

La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Guanajuato » de David Rovics.

Paroles

I was raised in Guanajuato
That’s where I was born
For a thousand years that’s where
My family grew the corn
Farming’s what we lived by And farming’s all we knew
Then the government signed NAFTA
And our farming days were through
I had to leave the village
There was no other way
I had to find work somewhere
Or starve if i should stay
In Ciudad de Mexico
I tried to survive
But the colonias were full
And there was no work to stay alive
I went to Tijuana
The maquila factories
Saw people living by the sewage
Dying on their knees
It was then in desperation
I knew I had to go Leave the country I was born in The only one I know
Cross the unknown deserts
To the other side
Around the wall that stretches on A hundred miles wide
I trudged on for days
Don’t know how far I got
But I never knew in all my life
The sun could be so hot
My feet had turned to blisters
My water bag run dry
I thought about mi madrecita
As I looked up at the sky
I lay down for the last time
Parched upon the ground
Maybe someday
My body will be found
Eaten by the vultures
Bones bleached in the sun
Maybe I’ll go to heaven
If there is one
And I guess someone in California
Who wants to make their fields green
Is gonna have to find another Mexican
To keep their dishes clean

Traduction des paroles

J'ai grandi à Guanajuato
C'est là que je suis né
Pendant mille ans c'est là
Ma famille a cultivé le maïs
L'agriculture est ce que nous avons vécu et l'agriculture est tout ce que nous savions
Puis le gouvernement a signé L'ALENA
Et nos jours d'agriculture étaient terminés
J'ai dû quitter le village
Il n'y a pas d'autre moyen
Je devais trouver quelque part
Ou mourir de faim si je devais rester
Dans la ville de Ciudad de Mexico
J'ai essayé de survivre
Mais les colonies étaient pleines
Et il n'y avait pas de travail pour rester en vie
Je suis allé à Tijuana
Les usines de maquila
Vu les gens vivant par les eaux usées
En mourant sur leurs genoux
Il était alors en désespoir de cause
Je savais que je devais quitter le pays je suis né dans le seul que je connaisse
Traverser les déserts inconnus
De l'autre côté
Autour du mur qui s'étend sur une centaine de miles de large
J'ai traîné pendant des jours
Je ne sais pas jusqu'où j'en suis arrivé
Mais je ne l'ai jamais su de toute ma vie
Le soleil pourrait être si chaud
Mes pieds avaient tourné à des cloques
Mon sac d'eau à sec
J'ai pensé à mi madrecita
Comme je levai les yeux vers le ciel
Je me suis couché pour la dernière fois
Desséchée sur le sol
Peut-être un jour
Mon corps sera retrouvé
Mangé par les vautours
Les os blanchis au soleil
Je vais peut-être aller au ciel
Si il y en a un
Et je suppose que quelqu'un en Californie
Qui veut rendre leurs champs verts
Va devoir trouver un autre Mexicain
Pour garder leur vaisselle