Claudio Lolli — Paroles et traduction des paroles de la chanson La Giacca
La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « La Giacca » de Claudio Lolli.
Paroles
Bisogna andare, fino in fondo, in fondo a tutto in fondo a noi, in fondo agli
argini del mondo, alla paura che mi fai. Fino in fondo alle tue cosce,
ai miei timori alle tue angosce. Fino in fondo alla pianura, all’orizzonte
della città. In fondo dove non troveremo nemmeno un’ombra per riposarci,
in fondo dove sarà fatica, sarà sudore l’esser sincero, in fondo dove tutto è
coperto sotto lo stesso mantello nero
E se domani la mia giacca sarà, la giacca di un disgraziato, non sarò mai così
fregato come tuo padre
Bisogna andare sempre avanti, anche se noi non siamo in tanti, anzi davvero
siam solo in due, le mani mie, le mani tue, devono stare sempre vicine,
devono avere gli stessi guanti e non paura là sul confine di fare l’ultimo
passo in avanti
Bisogna andare incontro a tutti quelli che oggi come noi, voglion rischiare
d’esser distrutti piuttosto di ritrovarsi poi, in una famiglia senza persone,
come tra i muri di una prigione
E se domani la mia giacca sarà, la giacca di un disgraziato, non sarò mai così
fregato come tuo padre
Bisogna vincere la morte, quella che non si fa vedere, che viene senza far
rumore, che non si fa aprir le porte, che non fa mai vestir di nero tutti i
parenti all’ospedale, che non ha mai camere ardenti, nè cerimonie, nè funerali.
Quella nascosta nella tua noia, nella mia noia, nelle parole che ci diciamo
senza capire nemmeno quel che vogliamo dire, quella che come un regista esperto
ci mette in scena nel suo deserto
E se domani la mia giacca sarà, la giacca di un disgraziato, non sarò mai così
fregato come tuo padre
Traduction des paroles
Nous avons pour aller, vers le bas, vers le bas de tout, au fond de nous, au fond de la
les rives du monde, la peur que tu me fais. Tout le chemin à vos cuisses,
à mes peurs à votre angoisse. Au fond de la plaine, à l'horizon
de la ville. Au fond où nous ne trouverons même pas d'ombre pour nous reposer,
au fond où ce sera la fatigue, ce sera la sueur d'être sincère, au fond où tout est
couvert sous le même manteau noir
Et si demain ma veste, la veste d'un misérable, je ne serai jamais donc
baisée comme ton père
Nous devons toujours continuer, même si il n'y a pas beaucoup d'entre nous, en effet, vraiment
il n'y a que deux d'entre nous, mes mains, vos mains, doivent toujours être proches,
ils doivent avoir les mêmes gants et ne pas avoir peur là bas à la frontière pour faire le dernier
l'étape de l'avant
Nous devons rencontrer tous ceux qui aujourd'hui nous aiment, veulent risquer
être détruit plutôt que de se retrouver alors, dans une famille sans personnes,
comme à l'intérieur des murs d'une prison
Et si demain ma veste, la veste d'un misérable, je ne serai jamais donc
baisée comme ton père
Nous devons vaincre la mort, celle qui ne se montre pas, qui vient sans faire
bruit, qui n'ouvre pas les portes, qui ne porte jamais de noir tout le
parents à l'hôpital, qui n'a jamais de chambres brûlantes, pas de cérémonies, pas de funérailles.
Celui caché dans ton ennui, dans mon ennui, dans les mots que nous nous disons les uns aux autres
sans même comprendre ce que nous voulons dire, quoi en tant que réalisateur expérimenté
il nous met en scène dans son désert
Et si demain ma veste, la veste d'un misérable, je ne serai jamais donc
baisée comme ton père