Alain Goraguer — paroles de Les Poètes
La page contient les paroles de la chanson « Les Poètes » de Alain Goraguer.
Paroles
Je ne sais ce qui me possde et me pousse dire voix haute
Ni pour la piti ni pour l’aide, ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsde
Celui qui chante se torture, quels cris en moi quel animal
Je tue ou quelle crature, au nom du bien au nom du mal
Seuls le savent ceux qui se turent
Machado dort Collioure, trois pas suffirent hors d’Espagne
Que le ciel pour lui se ft lourd, il s’assit dans cette campagne
Et ferma les yeux pour toujours
Au-dessus des eaux et des plaines, au-dessus des toits des collines
Un plain-chant monte gorge pleine, est-ce vers l’toile Hlderlin?
Est-ce vers l’toile Verlaine?
Marlowe il te faut la taverne, non pour Faust mais pour y mourir
Entre les tueurs qui te cernent de leurs poignards et de leurs rires
la lueur d’une lanterne
Etoiles poussires de flammes, en aot qui tombez sur le sol
Tout le ciel cette nuit proclame l’hcatombe des rossignols
Mais que sait l’univers du drame
La souffrance enfante les songes comme une ruche ses abeilles
L’homme crie o son fer le ronge et sa plaie engendre un soleil
Plus beau que les anciens mensonges
Je ne sais ce qui me possde et me pousse dire voix haute
Ni pour la piti ni pour l’aide, ni comme on avouerait ses fautes
Ce qui m’habite et qui m’obsde.