Alfredo Zitarrosa — Paroles et traduction des paroles de la chanson Milonga del Alma (IV)

La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Milonga del Alma (IV) » de Alfredo Zitarrosa.

Paroles

Por cierto su alma, bella mujer morena, se volvió loca cuando fue madre;
pero él estuvo envejeciendo y anduvo por caminos en los que nunca pudo
confirmar aquel amor
Si el alma duele, el alma es la materia
La dolida materia de ser hombre
El alma brota como en la miseria
Del basural, la roja flor sin nombre
Y el alma duele y sangra y es violencia
De nacimiento de niño transido
Pero otras veces es la transparencia
Una razón de amor contra el olvido
No la busques en sueños porque pisa
La misma tierra que tu pie sostiene
Y es misteriosa como una sonrisa
Que cuando estamos para el llanto viene
El alma está en el cuerpo, es cuerpo vivo
Es la sangre purísima en su arteria
El aceite de paz que da el olivo;
Si alma duele, el alma es la materia
Se dice que lloraba y seguía hablando acerca de los locos y sus pensamientos.
Pero lo cierto es que lo encontramos despierto, mirando al cielo,
muerto boca arriba, claramente amanecido, a las seis de la mañana de esa noche
en otro sitio
(Los textos en cursiva corresponden a partes recitadas, que pertenecen a
Alfredo Zitarrosa)

Traduction des paroles

Au fait, son âme, belle femme brune, est devenue folle quand elle était mère;
mais il vieillissait et il marchait des chemins où il ne pouvait jamais
confirmez cet amour
Si l'âme fait mal, l'âme est matière
La douloureuse question d'être un homme
L'âme jaillit comme dans la misère
De la poubelle, la fleur rouge sans nom
Et l'âme fait mal et saigne et c'est la violence
De naissance d'un enfant transido
Mais d'autres fois c'est la transparence
Une raison de l'amour contre l'oubli
Ne la cherche pas dans tes rêves parce qu'elle marche
La même terre que votre pied tient
Et c'est mystérieux comme un sourire
Que lorsque nous nous tenons à pleurer vient
L'âme est dans le corps, il est un corps vivant
C'est le sang le plus pur de son artère
L'huile de la paix que l'olivier donne;
Si l'âme fait mal, l'âme est la matière
On dit qu'il a pleuré et qu'il a continué à parler des fous et de leurs pensées.
Mais la vérité est que nous l'avons trouvé éveillé, regardant le ciel,
mort sur le dos, clairement levé, à six heures du matin ce soir-là
ailleurs
(Les textes en italique correspondent aux parties récitées, qui appartiennent à
Alfredo Zitarrosa)