Александр Викторов — Paroles et traduction des paroles de la chanson Автономка
La page contient les paroles et la traduction française de la chanson « Автономка » de Александр Викторов.
Paroles
Океан за винтом лодки скомкан.
Глубины беспросветный покров.
Третий месяц идет автономка
в гильотине арктических льдов.
Скорлупа переборок густая
и давленьем прессованный свет.
В носовом, как голодная стая,
притаилась обойма торпед.
Третий месяц идет автономка.
Мы, собой расслоив глубину,
всё скрываем, как ниточкой тонкой
каждый рвет своей грусти струну.
И в минуты, когда боль печали,
мой товарищ, уже не пройдет,
ты сыграй мне как будто случайно
на истертой гитаре фокстрот.
Под мотивчик манерно-веселый,
словно в детском предутреннем сне,
в тополях подмосковный проселок
непременно увидится мне.
Я нехитрым словам этой песни —
ничего тут не сделать со мной —
вдруг поверю, и в сердце воскреснет
все, что думал унять глубиной…
Океан за винтом лодки скомкан.
Глубины беспросветный покров.
Третий месяц идет автономка
под плитою арктических льдов.
Льды граненые тискают лодку.
Под гитару наивный фокстрот.
На глаза надвигаю пилотку…
— Ты чего?
— Это скоро пройдет.
Traduction des paroles
L'océan derrière l'hélice du bateau est froissé.
Les profondeurs de la couverture sans lumière.
Le troisième mois est autonome
dans la guillotine des glaces arctiques.
Les coquilles des cloisons épaisses
et la lumière pressée.
Dans le nez comme une meute affamée,
un chargeur de torpilles s'est caché.
Le troisième mois est autonome.
Nous, nous avons superposé,
nous cachons tout comme un fil fin
chacun déchire sa tristesse.
Et dans les moments où la douleur de la tristesse,
mon camarade, ça ne passera plus,
joue-moi comme si c'était un accident.
sur une guitare Foxtrot effilochée.
Sous le motif de manière hilarante,
comme dans un rêve d'enfant,
dans les peupliers de la campagne de Moscou
je vais certainement me voir.
Je suis simple paroles de cette chanson —
ne me fais rien ici. —
soudain, je crois, et dans le cœur ressuscite
tout ce que j'ai pensé pour apaiser la profondeur…
L'océan derrière l'hélice du bateau est froissé.
Les profondeurs de la couverture sans lumière.
Le troisième mois est autonome
sous une plaque de glace Arctique.
Les glaces à facettes serrent le bateau.
Un Foxtrot naïf à la guitare.
Sur les yeux, je pousse le pilote…
— Tu de quoi?
- Ça va passer.